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« Quand j’ai un problème, je le tweete »

Article d’un blogueur qui expose très concrètement  le bouleversement des rapports entre les Marques et les internautes.

Sur les Médias Sociaux, “je” est plus exigeant

« A un niveau personnel, quelles sont mes attentes vis-à-vis des entreprises et des marques ?

Si je connais quelqu’un sur twitter ou Facebook et que j’ai identifié son appartenance à une entreprise, il me semble naturel de m’adresser à lui si j’ai une question sur cette entreprise. S’il n’est pas concerné, il m’oriente.

Il ne me serait pas venu à l’esprit il y a quelques années de téléphoner à un employé pris au hasard dans une entreprise pour lui poser une question, même si nous avions échangé un verre.

Le hub de contact des entreprises est inadapté

Dans le monde réel, nous nous adressons à un “standard” téléphonique, à un hub qui aiguillonne.

Quels sont les hubs des marques sur le web ? Leur site institutionnel ou commercial.

Il n’est presque jamais “incarné” par des comptes twitter ou facebook qui pourraient prendre part à une conversation, qui pourraient résoudre un problème.

Le CRM n’est pas qu’un coût

Non, la clé d’entrée sur ces sites web est une base de données de problèmes fréquemment apparus et facilement résolus. Je parle ici bien sur essentiellement de mon expérience avec des entreprises françaises.

Cet état de fait correspond à une logique industrielle et rationnelle. Résoudre des problèmes de sav en affectant la bonne ressource, comprendre le moins d’argent possible. Je pense qu’il ne correspond plus à mes attentes ou à celles des internautes, des clients.

Quand j’ai un problème, je le tweete

Quand j’ai un problème qui me pourrit une journée, je le tweet ou le poste à mes amis sur Facebook si c’est personnel.

Si le problème est arrivé à plusieurs personnes, nous le savons rapidement. Le problème est identifié comme collectif, relayé et multi-diffusé. Le virus ne sert pas que la pub.

Je suis prêt à changer pour ceux qui s’adapteront

Que se passe-t-il si la marque ne répond pas à cette conversation ? No big deal, je gère et me démerde ?

Non. Je vais vers des marques qui réagissent. Et de plus en plus. Et nous sommes de plus en plus nombreux dans ce cas.

TOUTES les personnes à qui j’en parle me confirme : les serveurs vocaux avec les arborescences démentes des services clients, notamment d’opérateurs téléphoniques ou de télévision, sont INSUPPORTABLES. Quant ils ne sont pas complètement incohérents.

Je stigmatise…

Mais je crois que vous comprenez mon propos. Quant je décroche mon téléphone, c’est le dernier recours.

Adaptez-vous, et gagnez des clients

Chères marques impersonnelles qui font notre quotidien, qui dépensez des millions en plans médias avec des films souriants, apprenez à réagir vite. Avant le coup de fil.

Vous gagnerez des clients.

Mes attentes ont changé parce que mes comportements sur le web ont évolué.

Adaptez-vous. Ou disparaissez. »

Blogueur : Genaro Bardy

Des avis de consommateurs basés sur Twitter pour promouvoir le tourisme au Canada

Voici un dispositif d’avis de consommateur original basé sur Twitter : pour promouvoir le Canada auprès des américains, la Canadian Tourism Commission (CTC ), a disposé trois vitrines interactives dans les villes de New York, Chicago et Los Angeles.

Ces vitrines interactives tactiles, permettent aux passants d’interagir avec des tweets ou encore des photos de vacances afin de constater des expériences de voyages de leurs compatriotes partis visiter le Canada. Les tweets et photos des vacanciers sont postés en temps réel par les touristes et sont visibles sur les écrans.

Les vitrines permettent à la fois de présenter le Canada, à travers les témoignages des touristes et offres des espaces d’interactions inédits et ludiques pour les passants.

Ces dispositifs en guise de vitrines bénéficient d’une grande crédibilité auprès des chalands, car les tweets sont directement issus de recommandations des voyageurs, sachant qu’un avis de consommateur positif vaux mieux qu’une simple publicité, c’est une bonne affaire pour la promotion du Canada.

Voir la vidéo (en anglais) :

Source : BeGeek

Est ce que les Marques sont à la hauteur de leur E-réputation ?

Définition

« L’e-réputation est composée par l’image (subjective) que renvoie à un internaute l’ensemble des contenus qui lui sont accessibles en ligne, en rapport avec la marque. Ceux-ci peuvent être créés par les internautes ou par la marque elle-même, sur différentes sources: blogs, forums, réseaux sociaux, sites d’avis de consommateurs… » définition blueboat

Les points marquants de cette définition sont :

  1. l’E-Réputation relève du subjectif, de l’image…de marque ?
  2. Les informations ne sont pas forcément émises par la marque elle même, mais par tout internaute, et c’est cet aspect qui sera traité ici.
  3. Elle se construit principalement sur le web social, participatif.

Quelques caractéristiques

Les grandes marques sont particulièrement concernées, mais les petites et moyennes entreprises ne sont pas pour autant épargnées.

L’E-Réputation englobe tout message de la part d’un internaute sur une marque et à destination des autres internautes. Plaintes, constats, compliments…les messages en tout genre sont souvent relayés par d’autres internautes qui surenchérissent avec leur propre anecdote et parfois s’organisent en communauté autour de la marque.

Voir ces exemples tirés de Facebook :

exemple :  Caisse d’épargne exemple:  SNCF exemple: Quick

Le phénomène prend une ampleur proportionnelle à l’explosion du web social (600 000 nouveaux membres par jour pour Facebook, 18 millions par an pour Twitter (source : http://www.commentcamarche.net/news/5850868-les-statistiques-du-web-social-en-temps-reel-grace-au-gary-s-social-media-count).

Quels problèmes cela pose-t-il ?

Auparavant, un client mécontent se plaignait auprès des services de l’entreprise elle-même. Maintenant, de plus en plus de clients racontent leurs déboires sans en avoir nécessairement discuté avec la société. En plus de contenir des propos plus ou moins durs voire dénigrants, les témoignages sont souvent illustrés par des slogans ou logos détournés et même par des reproductions de courriers émanant de l’entreprise et supposés relever des correspondances privées.

Évidemment, à côté de l’image véhiculée par les entreprises, le bouche à oreille a toujours existé mais ne laissait pas de trace écrite et concernait une petite communauté. C’est tout le contraire de la situation actuelle, où les contenus web peuvent être accessibles à tous sur une durée plus ou moins longue.

L’accessibilité à toutes ces informations est facilitée par la performance des moteurs de recherche :

L’entreprise perd donc le contrôle de son image et s’éloigne de son client qui ne fait plus forcément remonter les réclamations aux services compétents.

Le décalage entre l’image souhaitée (par l’entreprise) et l’image perçue (par l’internaute, le client, le prospect) est accentué. Il génère une baisse de confiance de la clientèle vis à vis de son entreprise et la clientèle potentielle est susceptible d’être détournée.

Etant donné qu’on ne sait jamais vraiment qui se cache derrière un post ou un profil Facebook, la clientèle peut être victime de désinformation car certaines entreprises profitent de l’avènement du web social pour discréditer des concurrents ou faire l’éloge de leurs propres services, sous couvert d’anonymat…naturellement.

Pas de hasard, pas de fatalité : en devenant acteur (et non spectateur) de son E-Réputation, toute entreprise peut tirer profit du Web social, à condition d’en maîtriser les rouages.

Quelles solutions ?

Détecter les contenus : la veille web

Objectif : être informé de tous les contenus pertinents afin de pouvoir réagir rapidement.

Des solutions humaines et logicielles existent pour détecter plus ou moins finement l’usage des marques sur tout ou partie du Web.

La veille peut-être réalisée en interne ou sous-traitée mais dans tous les cas, la mise en œuvre d’une veille web suppose une bonne connaissance de l’entreprise et de ses marques. Réalisée en interne, elle suppose l’acquisition et la prise en main d’un logiciel ainsi que des ressources humaines (en nombre variable selon l’entreprise). Externalisée, une attention particulière sera accordée à la compréhension des problématiques de l’entreprise.

La veille web n’est pas une fin en soi. À l’obtention de résultats pertinents, il s’agira de définir une action adaptée.

Analyse : communication et conseil

Il est très important d’être vigilant quant à la réaction à adopter face à un message négatif. Le dialogue est souvent préférable à l’intervention agressive, qui risque d’alimenter la polémique et placer l’entreprise dans le rôle de censeur. Vous pourrez trouver conseil auprès d’agences spécialisées issues des métiers de l’information-communication et du droit. Il est également possible de recruter une personne dédiée à la gestion de votre réputation sur le Web ou « Community Manager ». Le choix dépendra principalement des moyens de l’entreprise et du volume d’informations à traiter.

Dans certains cas, une intervention juridique s’impose en raison du caractère contrefaisant ou diffamatoire du contenu. Seuls des spécialistes pourront évaluer l’opportunité d’agir contre l’émetteur d’un message diffamatoire. Cet article n’a pas vocation à traiter les aspects juridiques en détail, mais on pourra trouver des éléments de réponse à cette adresse : http://www.droit-technologie.org/actuality-1277/les-atteintes-a-la-reputation-sur-internet.html

Dans tous les cas, une gestion efficiente de sa réputation sur la toile combinera veille web, conseil et expertise juridique.

Pour aller plus loin :

Source VOX PI