L’impact financier de l’e-reputation dans le secteur de l’assurance

Pertes générées ou manque à gagner, nous pouvons l’appeler comme vous le souhaitez, en tout état de cause, il convient désormais d’identifier les impacts financiers d’une « mauvaise » e-réputation. Une « mauvaise » e-réputation n’a pas que des impacts Marketing, Molitor Consult a souhaité modéliser, concrètement et à partir d’un exemple, un premier niveau d’analyse d’impacts sur les souscriptions Affaires Nouvelles. Pour ce faire, l’agence pris une marque d’assurance qui ne dispose pas aujourd’hui d’une « bonne » e-réputation et qui a fait une campagne de conquête clients (on-line et off-line) sur un produit d’assurance…

Molitor Consult pour cet exercice, a modélisé l’impact financier de cette « mauvaise » e-réputation à partir d’indicateurs d’expériences/métiers (taux de retours primaires / taux de transformation, prime moyenne annuelle,…) associés à des études liées aux conséquences de la e-réputation sur l’acte d’achat final et pondérés avec d’autres estimations contextuelles.

La conclusion de cet exercice : -12,5% . Explications :

sur la base d’une tranche potentielle de 100 affaires nouvelles (avec une prime moyenne annuelle de 600 euros) normalement souscrites soit un CA affaires nouvelles estimé à 60 000 euros, la « mauvaise » e-réputation à un impact négatif de – 12,5% d’affaires nouvelles soit une perte (ou un manque à gagner…) de 7 500 euros en année A. Ce chiffre reste bien sur à multiplier par le nombre de tranche de 100 affaires nouvelles et par la durée moyenne contrat…). Bien sûr, il s’agit là d’un premier niveau d’analyse, certes objectif, mais qui devra faire l’objet d’autres analyses complémentaires qui permettront d’affiner cette première estimation, bien sûr l’agence aurait  pu aussi analyser le poids d’une mauvaise e-réputation sur le taux de retour primaire, ou bien encore de son impact sur les résiliations. Même s’il ne s’agit là que d’un premier constat et de constater que l’e-réputation à un impact direct sur le CA d’une grande Entreprise.

Source : e-reputation assurance

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Faut il se fier aux avis de consommateurs sur le web ?

Internet, vaste outil d’échange communautaire, sert de plate-forme d’échange aux consommateurs qui souhaitent partager avec les autres leurs expériences ou leurs déboires. Et il en va de même en matière d’achats. Qui mieux qu’un utilisateur de la friteuse sans huile ou du mini-ordinateur premier prix peut en détailler les qualités et les défauts de manière concrète et compréhensible ? Qui mieux qu’un client d’hôtel qui opère pour son propre compte peut parler de l’accueil et décrire les avantages et les inconvénients de l’endroit ?

Les forums de consommateurs

Sur ce principe, depuis quelques années, de nombreux forums de consommateurs voient le jour, comme Looneo.frCiao.fr ou Vozavi.com. Les informations glanées s’avèrent-elles aussi fiables qu’elles en ont l’air ? Assurément, affirment les responsables de Ciao et de Looneo, les deux plus importantes communautés d’échange.

Pour détecter les petits malins qui tenteraient, à la solde des marques, de poster des avis intentionnellement favorables à leurs produits, ces sites de collecte établissent des barrages. « Nous disposons d’un modérateur, confie Betty Berthol, programme executive chez Ciao. Lorsqu’un avis dithyrambique est posté, il est immédiatement repéré. L’auteur est contacté et il doit justifier son commentaire en racontant dans quelles circonstances il a utilisé le produit ou passé commande sur le site dont il fait l’éloge. Si ses réponses marquent l’hésitation, paraissent incohérentes ou au contraire ressemblent à une histoire apprise par cœur, le commentaire est refusé. »

Même discours chez Looneo, où Céline Corvisier, directrice marketing, déclare supprimer les avis laconiques du style « j’aime » « je déteste ». « Notre équipe éditoriale repère vite les infos publicitaires. Nous recevons des milliers de contributions et il est facile de distinguer les utilisateurs qui parlent d’expérience de ceux qui se contentent d’un slogan copié-collé. » Pour donner davantage de poids aux avis, Looneo encourage les internautes à s’identifier et à donner des informations sur leur profil.

Avis éclairé ou publicité déguisée ?

Alors que seuls les mécontents semblent prendre la peine d’écrire dans la vie réelle, dans le monde du virtuel, ceux qui laissent des messages témoignent d’une grande indulgence. Les avis des mécontents ne seraient-ils pas censurés avant parution ? Au dire des responsables de forums, seuls les propos diffamatoires ou non étayés sont écartés.

Pourtant, en 2007, le magazine « 60 millions de consommateurs » a effectué un test pour vérifier si les mauvaises critiques passaient le filtrage. Sur les six avis négatifs postés sur Pixmania et Rue du Commerce, trois n’ont pas été publiés. Même constat chez l’organisation de consommateurs Que Choisir, qui remarque que sur le site marchand Rue du Commerce, une opinion critique ira plutôt se noyer dans un forum que sous une fiche produit.

Effectivement, les forums ne vivent pas d’avis et d’eau fraîche, mais du nombre de clics générés grâce aux contributions des internautes ! Chaque fois qu’une marque ou un site sont cités, des liens apparaissent, permettant aux personnes intéressées d’aller chercher les caractéristiques techniques et le prix chez un revendeur (Darty, 3 Suisses, Pixmania…).

En plus de ce retour sur consultation, Looneo propose ses services aux entreprises désireuses d’effectuer un sondage ou d’avoir l’avis des internautes sur une nouvelle prestation (nouvelle rubrique « Puériculture » pour Cdiscount ou parfum de yaourt pour Danone par exemple). Afin d’augmenter le nombre des contributions, les forums rétribuent les participants en leur attribuant des points ou des centimes d’euro, et les plus assidus sont gratifiés chaque mois d’un petit chèque incitatif de quelques dizaines d’euros.

Vigilance sur Internet

Internet présente une autre spécificité : il nous rend plus crédules. Alors que nous sommes plus facilement critiques en lisant un article de presse ou en entendant une information radio (on recherche qui en est l’auteur, quelles sont ses sources…), il semblerait qu’en ligne nous perdions toute sagacité. Notre comportement est différent : nous refuserions de communiquer notre code de carte Bleue à notre banquier s’il nous en faisait la demande par téléphone, mais nous n’hésitons pas à le donner si un imposteur nous le suggère par l’intermédiaire d’un courriel d’apparence trompeuse.

En fait, la personnalisation de l’échange effectué en ligne nous donne le sentiment d’avoir affaire à un ami. Nos barrières tombent et nous sommes prêts à croire n’importe quoi ! C’est ce que constate Franck Lehuédé, chef de projet au Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) : « Celui qui maîtrise l’outil Internet en postant de nombreux avis, en réagissant vite aux contributions, est considéré comme plus compétent que l’expert maladroit. Un très petit nombre de personnes actives sont ainsi considérées comme le cœur pensant des forums, juste parce que leur voix porte plus. »

Les conseils de Franck Attia, rédacteur en chef de « Que Choisir »

1. N’hésitez pas à aller voir les comparateurs de prix et à multiplier les avis en vous rendant sur des sites différents.

2. Demandez-vous toujours qui publie les avis. Un forum qui tire ses ressources de sites marchands ou de marques particulières sera toujours plus indulgent pour ses financeurs.

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3. Gardez à l’esprit que plus un avis est détaché du site de la marque, plus il est fiable. Ainsi, si vous recherchez une voiture, mieux vaut aller sur un forum de passionnés que sur le site de Peugeot ou Citroën.Pour permettre aux consommateurs d’échanger leurs avis dans un espace non publicitaire, « Que Choisir » dispose depuis sept ans d’un forum de discussion libre (http://forum.quechoisir.org) où chacun peut intervenir. Nous lançons nous-mêmes les sujets de débat : pratiques du nouvel opérateur de téléphonie ACN ou problèmes de remboursement des voyages perturbés par le volcan islandais, par exemple.

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« Quand j’ai un problème, je le tweete »

Article d’un blogueur qui expose très concrètement  le bouleversement des rapports entre les Marques et les internautes.

Sur les Médias Sociaux, “je” est plus exigeant

« A un niveau personnel, quelles sont mes attentes vis-à-vis des entreprises et des marques ?

Si je connais quelqu’un sur twitter ou Facebook et que j’ai identifié son appartenance à une entreprise, il me semble naturel de m’adresser à lui si j’ai une question sur cette entreprise. S’il n’est pas concerné, il m’oriente.

Il ne me serait pas venu à l’esprit il y a quelques années de téléphoner à un employé pris au hasard dans une entreprise pour lui poser une question, même si nous avions échangé un verre.

Le hub de contact des entreprises est inadapté

Dans le monde réel, nous nous adressons à un “standard” téléphonique, à un hub qui aiguillonne.

Quels sont les hubs des marques sur le web ? Leur site institutionnel ou commercial.

Il n’est presque jamais “incarné” par des comptes twitter ou facebook qui pourraient prendre part à une conversation, qui pourraient résoudre un problème.

Le CRM n’est pas qu’un coût

Non, la clé d’entrée sur ces sites web est une base de données de problèmes fréquemment apparus et facilement résolus. Je parle ici bien sur essentiellement de mon expérience avec des entreprises françaises.

Cet état de fait correspond à une logique industrielle et rationnelle. Résoudre des problèmes de sav en affectant la bonne ressource, comprendre le moins d’argent possible. Je pense qu’il ne correspond plus à mes attentes ou à celles des internautes, des clients.

Quand j’ai un problème, je le tweete

Quand j’ai un problème qui me pourrit une journée, je le tweet ou le poste à mes amis sur Facebook si c’est personnel.

Si le problème est arrivé à plusieurs personnes, nous le savons rapidement. Le problème est identifié comme collectif, relayé et multi-diffusé. Le virus ne sert pas que la pub.

Je suis prêt à changer pour ceux qui s’adapteront

Que se passe-t-il si la marque ne répond pas à cette conversation ? No big deal, je gère et me démerde ?

Non. Je vais vers des marques qui réagissent. Et de plus en plus. Et nous sommes de plus en plus nombreux dans ce cas.

TOUTES les personnes à qui j’en parle me confirme : les serveurs vocaux avec les arborescences démentes des services clients, notamment d’opérateurs téléphoniques ou de télévision, sont INSUPPORTABLES. Quant ils ne sont pas complètement incohérents.

Je stigmatise…

Mais je crois que vous comprenez mon propos. Quant je décroche mon téléphone, c’est le dernier recours.

Adaptez-vous, et gagnez des clients

Chères marques impersonnelles qui font notre quotidien, qui dépensez des millions en plans médias avec des films souriants, apprenez à réagir vite. Avant le coup de fil.

Vous gagnerez des clients.

Mes attentes ont changé parce que mes comportements sur le web ont évolué.

Adaptez-vous. Ou disparaissez. »

Blogueur : Genaro Bardy

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